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#191 13 Jun 2018 09:56

Thomas Munier
auteur de Millevaux
Inscription : 05 Feb 2008
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

[RPG Actual Play] Inflorenza : THE HIGHWAY OF TEARS.

Le premier épisode d’enregistrement de partie d’Inflorenza en anglais ! Merci de me mentionner les endroits pertinents sur le web anglophone où je pourrais partager cette vidéo ! Nous recherchons à éveiller l’intérêt d’un public international en prévision de la traduction d’Inflorenza en anglais, et nous recherchons des personnes dont l’anglais est la langue natale et qui accepteraient de se prêter à la relecture de la traduction !

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Auteur de Millevaux.
Outsider. Énergie créative. Univers artisanaux.
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#192 14 Jun 2018 11:25

Seb
i'll be back
Lieu : Montpellier-Paris
Inscription : 14 Aug 2007

Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

Je suis assez bon en anglais et j'ai une sœur qui est parfaitemen,t bilingue, vu le pitch, je pense qu'il y a moyen qu'elle adore bosser sur la trad si elle trouve un peu de temps.

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#193 15 Jun 2018 14:32

Thomas Munier
auteur de Millevaux
Inscription : 05 Feb 2008
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

Merci pour ton intérêt !

Je t'enverrai la trad quand elle sera prête pour la relecture !


Auteur de Millevaux.
Outsider. Énergie créative. Univers artisanaux.
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#194 19 Jun 2018 08:34

Thomas Munier
auteur de Millevaux
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Re : [Inflorenza : Héros, salauds et martyrs à Millevaux] Comptes-rendus

LA TOUR DE MALOMBRE

Une quête mystique au cœur des Pyrénées. Une partie-découverte des règles aussi technique que touchante.

[Aux locuteurs de l'occitan : merci de me corriger sur l'orthographe de Decembraire (le libérateur]

Le jeu : Inflorenza, héros, salauds et martyrs dans l'enfer forestier

Joué le 02/06/2017 sur google hangout.
Partie enregistrée sur ma chaîne Youtube

Personnages :
Relent de Roncevaux, Ibraz, Malombre, Durandal

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crédits : road_less_trvled, cc-by-nc, galerie sur flickr.com


L'histoire :

Relent de Roncevaux, le moine gnostique parcourt les forêts des Monts des Pires Ennemis à la recherche de la Tour des Pulsions. Il pense que Millevaux est une illusion, un châtiment divin, un enfer sur terre créé par Dieu comme une hallucination pour punir les humains de leurs blasphèmes.
Il recherche la tour pour la détruire, pensant que cela permettrait de déchirer le voile.
Il demande à quiconque le croise où est la Tour, mais personne ne peut le renseigner, alors pourtant qu'il la voit dépasser des cimes des arbres, dans les montagnes.

Il tombe, inerte, frappé de déshydratation.

Une jeune bergère le recueille. Elle l'emmène dans sa modeste bergerie aux pierres disjointes, l'entour de ses moutons pour le réchauffer et va lui chercher de l'eau claire au puits. Elle lui enlève sa tunique pour lui permettre de mieux respirer, et c'est ainsi qu'elle aperçoit le visage du saint homme. Comme tout les autres avant elle, à la vue de ce visage, cette bergère, simple de vie et simple d'esprit, tombe en adoration divine pour le moine. C'est la malédiction qui frappe le saint-homme : être sujet d'idolâtrie.

Voilà plusieurs jours qu'une silhouette discrète, vêtue de peau d'ours, a pris Relent en filature. Il s'agit d'Ibraz, qui vient de la Tour des Pulsions. Ou plutôt du Grand Tuyau vers le Ciel comme lui et son peuple l'appellent. Ibraz est le second du maître de ce peuple, qui vit dans le Grand Tuyau, et il veut prendre sa place. A ses fins, il a suivi le moine pour savoir en quoi il pourrait l'aider dans ses desseins.

Il aperçoit la bergère à travers les pierres disjointes, et veut se débarrasser d'elle. Alors il fait peur aux moutons et pose des pièges dans la montagne alentours. La bergère s'en va gérer ces problèmes et cela l'affecte grandement.

Quelqu'un profite alors de cette faiblesse. Il s'agit de la Malombre, un esprit attaché à la tour, et qui rêve de détruire celle-ci pour être libre. Dans la tradition occitane, malheur au promeneur qui se repose sous cette ombre maudite, car il en sera prisonnier à jamais. La Malombre se jette dans l'esprit tourmenté de la bergère et le déchire en deux.

Maintenant qu'elle a pris place dans le corps de la bergère, elle s'y trouve bien. Il n'est rien de plus délicieux que de vivre dans un humain. Quand elle est une ombre, elle peut voyager très vite en glissant d'ombre en ombre (dans la limite des Monts des Pires Ennemis, où elle est enfermée). Être incarnée dans un humain la prive d'une partie de sa liberté de mouvement mais lui procure des sensations vivifiantes.

Relent comprend tout de suite que quelque chose est arrivé à la bergère. Elle l'avait quitté avec un visage empreint de dévotion, elle revient l'air narquois et hautain. Elle met le moine dehors, l'accuse de n'avoir point assez cherché la tour, lui ordonne de se remettre aussitôt en route. Évidemment, Malombre compte bien aider le moine à arriver à ses fins : détruire la tour, ce qui permettrait à Malombre d'être libérée. Elle s'y emploie juste à sa façon : malfaisante.

Ibraz aborde Relent et lui explique qu'il peut le conduire à la tour. Il le prend dans ses bras et constate que le moine n'est plus qu'un sac d'os, que son visage est pour ainsi dire sans âge. Le moine voit qu'Ibraz est si dévoré par l'ambition que cela l'immunise à la dévotion qui ronge habituellement ceux qui le croisent. Relent flatte cette ambition pour gagner la confiance d'Ibraz, mais il retient d'être prudent avec ce dernier. La bergère possédée par Malombre leur emboîte le pas.

Malombre en sait beaucoup sur la Tour. Elle sait qu'il s'agit d'un ancien puits de gaz naturel, qu'on appelle aussi le Lac, que l'endroit est prémuni de l'emprise, de la forêt et des bêtes sauvages, et c'est pourquoi le peuple d'Ibraz s'y abrite.

Mais ce que Malombre ignore et que Relent sait, c'est que s'enfoncer sous terre pour convoiter les richesses des mondes infernaux, c'est commettre un blasphème et réveiller les anciennes peurs, dont Malombre n'est que l'incarnation. Peut-être est-elle même plus qu'elle ne croît être, non pas une simple ombre, mais la somme de toutes les ombres du monde, qui n'attend qu'une libération pour étendre son emprise sur la terre entière.

Le petit groupe se met en chemin sur la tour mais la route est longue et incertaine. Quand vient la nuit, ils font une halte dans un gîte montagnard, une bâtisse rustique d'un seul tenant, aux pierres mal jointes par de la paille et du torchis. L'âtre de la cheminée est éteint, comme c'est l'été. Comme meubles, il n'y a qu'une table massive et de modestes tabourets. Deux femmes tiennent le lieu et servent les voyageurs, l'une a l'air très sage et l'autre a l'air exalté. Il y a neuf autres voyageurs qui causent dans la langue chuintante des Monts des Pires Ennemis. Pour paiement de sa nuitée, Relent offre de bénir le gîte, bénir ses bêtes et dire les grâces. Les servantes apportent une grosse miche de pain pyrénéenne, presque dure comme la pierre, et du vin de sapin, liquoreux et âpre, qui a à la fois le goût de la sève et des aiguilles. Le silence se fait quand Relent, qui a enlevé sa capuche, s'apprête à dire les grâces. Un homme s'arrache un morceau de pain avant que Relent ne le rompe et le distribue. Il est vêtu d'une robe de bure dans un état lamentable, il ne porte aucun signe distinctif comme si sa poitrine portait la trace de toutes les médailles et les emblèmes qu'il s'était arrachés. Son visage, très vieux, porte deux rides droites qui lui confèrent un air très sombre. Il se présente sous le nom de Durandal, l'épée spirtuelle. Il enjoint Relent à renoncer à son projet d'atteindre la tour. Il lui explique qu'il croit en rien, mais que si Relent recherche la tour, c'est par orgueil et par blasphème, c'est une conjuration de sa propre foi. Relent répond qu'il est peut-être le Decembraire, le libérateur. "Blasphème !, répète Durandal "Veux-tu libérer l'homme de Dieu qui est son seul maître ?". Durandal explique qu'il a cherché lui-même la tour toute sa vie, en vain. Il veut que Relent abandonne et goûte aux plaisirs terrestres. "J'y ai déjà goûté.", répond Relent. "Et bien, tu as mal goûté !". Durandal plonge dans le regard de Relent, mais à son grand dam, il n'est pas assez fort pour résister à la dévotion. Une bonne partie de sa personnalité et de sa mémoire sont absorbés. Il abandonne son projet initial et se met au service de Relent pour le guider vers la tour.

Relent le fait découper le pain avec le couteau très aiguisé qu'on utilise ici à cet effet, et Relent le distribue. Puis il verse le vin, et par miracle il y a assez de vin dans le cruchon en terre cuite pour tout le monde.
Quand la bergère possédée par Malombre prend sa part de pain, sa main se met à brûler et elle hurle. Sous les ordres de Relent, Durandal porte la lame de son couteau au rouge dans l'âtre de la cheminée. Sans ménagement, il attrappe la main brûlante de Malombre et la tranche pour empêcher le feu de se répandre au corps tout entier. Les yeux de la bergère sont devenus entièrement noirs. Ibraz, marqué par tous ces événements, conçoit à son tour de la dévotion pour le moine.

Après cet incident, il devient clair pour tout le monde que la bergère est hantée par un esprit mauvais. Mais Relent la considère encore comme un serpent nécessaire à sa quête. La Malombre essaye de posséder le corps de Durandal. Un combat spirituel s'engage entre Malombre d'un côté, et Durandal, Relent et Ibraz de l'autre, qui obligent Malombre à rester dans son corps de bergère. Mais tout le monde se retrouve profondément affecté par cet événement. Ibraz et Relent réalisent que leurs projets respectifs autour de la tour leur ont peut-être été insufflés par Malombre. Durandal se jette sur la bergère, d'une poigne ferme il applique sa lame encore brûlante sur sa gorge, juste assez pour la marquer, mais il n'ose l'égorger tout à fait de peur de troubler Relent, son nouveau maître. Dépité, il réalise qu'il n'a finalement osé trancher que le bout de la queue du Serpent.

Les quatre reprennent la route. Ibraz connaît le bon chemin, et Durandal connaît tous les mauvais chemins où il s'est déjà égaré, ces pièges, ces labyrinthes, ces trous qui vous font tomber dans les forêts limbiques où vous errez ensuite pendant des centaines d'années. On entend hululer de ces hiboux qui se nourrissent de vos mauvais rêves.

Ibraz guide les voyageurs à travers les sentiers sinueux cachés dans les buissons et au-delà des rivières. Mais il y a de nombreuses bêtes autour de la tour et ils tombent sur la pire d'entre elles : le cerf-araignée. Ce cerf aux multiples pattes, rapide comme la foudre, capable de grimper sur les arbres et les rochers, les charge pour tuer. Ibraz se fait labourer le bras et le torse. Durandal s'interpose et le cerf le tue net. Il repart mais il garde définitivement ce passage et ne les laissera jamais franchir son domaine. Durandal agonise dans les bras de Relent : "Je suis toi dans le futur... Je suis le Relent qui a erré pendant des siècles à la recherche de la tour... Je voulais te sauver de vivre à ton tour cette folie... Contemple... Contemple la beauté du monde..." Relent voit alors les hiboux mangerêves s'envoler entre les arbres, sur fond de nuit étoilée. Il réalise toute la beauté de Millevaux. Il est même pétrifié, fasciné.

Ibraz le sort de sa torpeur à coup de pieds dans le torse : "Allons à la tour !"

Malombre leur montre un autre chemin, qui lui donne l'avantage. Un tunnel de béton percé dans la roche, parfaitement cylindrique. Plus ils progressent, plus le visage de la bergère s'assombrit. Des griffes lui poussent, et elle a de la peine à parler car sa mâchoire devient bestiale, se garnit de crocs.

Ils arrivent à la tour mais ce n'est qu'un gigantesque puits de mine, sombre. Il n'y a personne. On ne voit pas le fond. Alors qu'Ibraz perd tout son sang, il se demande à quel point il a été manipulé. Si son peuple et sa famille qu'il chérissait ont existé vraiment ou si toute sa vie n'a été qu'une invention de la Malombre.

Relent quitte sa paix mystique à la vue de ce qu'est véritablement la tour. La déception le fait entrer en rage. Il plonge dans le puits avec la bergère.

Il fixe les yeux noirs de la Malombre de ses yeux devenus blancs. Il est la Clairombre !

Tous deux s'attendent à exploser dans une fusion d'énergie quand ils arriveront en contrebas, et alors la tour sera détruite.

Mais non. Leurs deux corps s'écrasent au sol, au fond de l'abîme.

Relent ressent d'abord une douleur incommensurable.

Puis il ouvre les yeux. Il voit le visage de la bergère le fixer, marqué par le dévouement. Il est dans la bergerie, et les moutons attroupés autour de lui le réchauffent.


Feuilles de personnage :

Durandal :
+ Je veux que Relent renonce à sa quête impossible afin qu'il redécouvre la beauté du monde et de ses habitants.
+ Je suis l'épée de Relent à la recherche de la tour.
+ Je n'ai coupé qu'un bout de la queue du Serpent, je n'ai pas eu le cran de couper la tête.


Commentaires :

Durée :
1/4h briefing, 2h25 de jeu, 1/4h debriefing

Profil de l'équipe :
Intéressée par les jeux de rôles alternatifs, mais n'a jamais joué avec Inflorenza (sauf peut-être la joueuse d'Ibraz)

Défi :
Faire découvrir le jeu.

Mise en jeu :

+ On a joué en Carte Rouge (donc sans MJ)

+ Lors d’un conflit, Durandal joue contre son camp (c'est moi qui annonce le conflit contre le cerf et qui jette mes dés dans le camp du cerf. Le personnage défend son maître contre le cerf, mais le joueur l'agresse. j'ai utilisé les phrases de Durandal qui lui permettaient de décrire sa défense comme des handicaps pour m'accorder des dés contre le groupe de Durandal).

+ Quand Relent est plongé dans la fascination de la nature, son joueur propose à la joueuse d'Ibraz de l'en sortir par un conflit narratif : i.e. on ne lance pas les dés (on avait déjà joué un conflit à dés ce tour-là), mais Ibraz doit faire quelque chose de violent pour sortir Relent de sa torpeur. J'ai beaucoup aimé cette initiative mécanique de la part du joueur de Relent.

+ Les joueurs de Malombre et de Relent étaient familier des Pyrénnées, ils ont pu nous offrir quelques moments très pittoresques, immersifs.

Retours de l’équipe :

Joueur de Malombre :
+ L'univers est très riche
+ Je suis moins enthousiaste pour le système : je comprends mal le lien entre les phrases et le jet de dé. En revanche, les sacrifices c'est pas mal.

Joueuse d'Ibraz :
+ J'ai apprécié la poésie de l'univers et de ce qu'on crée.
+ Je suis très spectatrice, je m'efface, j'ai tendance à pas m'immiscer dans les tours des autres. C'est peut-être un défaut.
+ J'ai beaucoup apprécié la partie.
+ Le fait de lancer le dé et de se redonner les sacrifices, c'est intéressant.
+ Mais après j'ai eu l'impression que les vieilles phrases servaient plus trop. [commentaire de Thomas : les personnages ont été particulièrement vrillés dans cette partie.]

Joueur de Relent de Roncevaux :
+ J'ai apprécié la qualité poétique des autres joueurs.
+ J'aurais aimé découvrir un peu plus la mécanique dans le détail.
+ J'ai voulu jouer avec toi car malgré les efforts de didactisme du manuel, je ne me voyais pas y débuter tout seul.

Retour personnel :
+ J'ai passé du temps à expliquer toutes les subtilités des règles à chaque fois que l'occasion s'en présentait, et cela donne un premier tour de table très long (une heure). Entre ces multiples explications et le côté world building (on définit à la volée le contexte des Pyrénées, de la religion, de la tour...), on aboutit à un premier tour avec très peu de fiction. Devrais-je être moins exhaustif, laisser les joueuses faire des erreurs ou transgresser les règles, pour avoir une fiction dense dès la première partie, ou une première partie d'Inflorenza est-elle forcément un tutoriel un peu longuet, dont la fiction est sacrifiée pour permettre de jouer ensuite une deuxième partie vraiment fluide ?
+ Ceci dit, cette partie était intéressante parce que justement on a beaucoup manipulé les règles, et il y avait vraiment beaucoup de jeu autour de comment nos narrations s'articulaient avec. La fiction est certes courte, mais assez belle, intense. C'était une partie toute en technicité qui a donné un petit mais bel enfant.

Retour à froid du joueur de Malombre :

je viens de finir de lire le résumé. Tu as du pas mal retravaillé tout ça car la poésie qui s'en dégage ne m'avait pas autant frappé. Tu as parfaitement réécrit la fiction pour moi.

Cette partie reste une très bonne surprise pour moi mais les règles me semblent toujours aussi floues. En fait je lirai des romans sur millevaux avec plaisir vu la qualité qui se émane déjà d'un simple résumé :)

Réponse de Thomas :

En fait le résumé est assez fidèle à ce qu'on a raconté. C'est juste qu'en enlevant toutes les tergiversations et les mentions à la mécanique, le style ressort davantage.
Désolé si les règles t'ont paru floues, je suppose qu'une partie ou deux de plus aurait aidé.
Le plus approchant d'un roman Millevaux que tu pourrais lire, c'est L'Enfant aux trois vies, une partie en ligne des Forêts Mentales, un jeu de rôle Millevaux par forum qui emprunte quelques règles à Inflorenza :)


Auteur de Millevaux.
Outsider. Énergie créative. Univers artisanaux.
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