Johan Scipion a écrit:
Et aussi, j'évite d'avoir les yeux plus gros que le ventre : je connais mes limites, j'essaie de les repousser pour progresser mais je ne brûle pas les étapes. Actuellement, je suis en confiance sur des formats de 15.000 à 25.000 signes
En même temps il est facile d'avoir les yeux plus gros que le ventre et de pondre un long texte tout boursouflé (pour le faire publier chez Bragelonne
). C'est les coupes qu'il faut opéré qui sont le plus dur. Même si je sait que dans ton cas, charcler tout ou partie, quand il s'agit d'y aller à la tronçonneuse ya pas de lézards ! 
Bref moi je considère qu'il est plus facile d'être un Stephen King (foutre les pétoches sur 500 pages) qu'un Richard Matheson (la même chose mais en 5 pages...)
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Fab a écrit:
En même temps il est facile d'avoir les yeux plus gros que le ventre et de pondre un long texte tout boursouflé
Je ne sais pas si c'est si facile que ça. J'imagine qu'avec un peu de métier, tirer à la ligne n'est pas un problème en soi, mais un pavé de 600 pages ou une trilogie de 3 x 500 pages représentent tout de même un travail de super longue haleine. Faut tenir la distance. Même si on ne finit pas dans les trois premiers, courir un marathon, c'est en soi une performance.
Même si je sait que dans ton cas, charcler tout ou partie, quand il s'agit d'y aller à la tronçonneuse ya pas de lézards !
Clairement.
Mes textes ont tous tendance à raccourcir assez significativement en relecture. Et je vois bien où est la difficulté : tu as toujours l'envie de garder telle phrase ou tel paragraphe parce que, même s'il fait doublon ou qu'il est inutile, tu le trouves bien branlé. Le garder, ce serait le Mal, mais le Mal fascine. 
Bref moi je considère qu'il est plus facile d'être un Stephen King (foutre les pétoches sur 500 pages) qu'un Richard Matheson (la même chose mais en 5 pages...)
Je ne sais pas trop. Je veux dire que oui, avec l'âge, j'ai une tendance certaine à préférer Matheson à King, même si je garde une vraie tendresse pour certains textes de jeunesse de King. Mais je ne sais pas si la question est entièrement réductible au format.
Je ne conteste pas que King écrit de plus en plus long, tout le monde s'en est aperçu, mais ce n'est pas quelque chose qui, en soi, me déplait. Par exemple, j'adore Le royaume des devins de Barker ou Ghost story de Straub (un pur pastiche kingien soit dit en passant), deux bouquins qui calent bien les armoires.
Ce que je veux dire, c'est que si j'ai lâché King (quand je fus jeune, je lisais quasi tout ce qu'il écrivait le gars Stephen, même quand y'avait « Bachman » sur la couv), ce n'est pas parce que c'est devenu plus long (quand c'est long et que c'est bon, où est le problème ?) mais parce que c'est devenu plus gentil. J'ai le sentiment qu'au fil du temps, il a vachement dilué la composante horreur de son fantastique. Or moi, j'aime quand ça arrache un peu. Du coup, je ne m'y retrouvais plus trop.
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