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#1 05 May 2017 15:51

Saint Epondyle
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Mad World - scénario - The Fast-Food Massacre

mad world
Mad World est une série de scénarios d’horreur indépendants les uns des autres, inspirés de la vie réelle.
Destinés à Sombre, le jeu de massacre de Johan Scipion, ce sont des histoires cyniques et violentes qui parlent du monde tel qu’il est… en pire.

***
Sommaire de la campagne

!!!
AVERTISSEMENT
Cette campagne n'a pas pour intention de rejouer les atrocités de l'actualité, mais de transformer des situations réelles en films d'horreur décalés. Il y a ici une nuance énorme. Joueurs et lecteurs sont invités à faire preuve de discernement.
!!!

Ce scénario pour Sombre Zéro est conçu et testé avec le décor qui va avec : Le Fast-Food de Gruchy.

Utilisez le, remixez le, adaptez le, c'est cadeau.

Dernière modification par Saint Epondyle (22 May 2017 20:00)


Gare au shoggoth !
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Cultiste freelance @ Cosmo † Orbüs

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#2 05 May 2017 16:30

Saint Epondyle
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Re : Mad World - scĂ©nario - The Fast-Food Massacre

McDo.jpg

*****
THE FAST-FOOD MASSACRE
Scénario pour Sombre Zéro
.v1.

C'est une soirée comme les autres au McDonald's de Gruchy. Ou presque. Chauffés à blanc par Josette, leur leadeuse charismatique, un commando de "démonteurs" écologistes est bien décidé à mener l'assaut contre le fast-food. Piégés à l’intérieur, les employés et les clients doivent défendre le restaurant, le matériel coûteux et l'image de la marque, au péril de leur vie.

The Fast-Food Massacre est un scénario d'action/survie prévu pour 4 à 6 joueurs sur Sombre Zéro. A ma table il dure 1h30 briefing compris, même avec des rôlistes débutants.

Références cinématographiques : Assaut sur le central 13 et autres films de sièges en huis-clos.
Playlist : Coke & Sodomy, l'album Ă©lectro de Marilyn Manson and the Spooky Kids.

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CASTING
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Tous les PJ sont niveau 3. Les personnages sont prétirés.

1. PJ DE DÉPART

+ Ronald, animateur précaire. Intermittent du spectacle déguisé en clown jaune et rouge, Ronald n'a pas été payé depuis sa prise de fonction il y a deux semaines. Il n'est pas déclaré et suspecte le manager du restaurant d'en profiter pour le faire lanterner. Ce soir c'est décidé, il demande sa paie. [Burton lui doit une Faveur.]

+ Burton, manager zélé. Muté par la hiérarchie dans ce bled sordide, Burton fait du zèle en espérant obtenir les faveurs de la maison mère. Mais les affaire ne vont pas fort dans cette zone industrielle, les équipiers sont feignants et la clientèle un peu rare. Burton croît à son rôle de leader, et comme toute figure paternelle il sait être dur tout en restant dans le strict cadre de la légalité. [Fouet, caché dans le coffre-fort du bureau.]

+ Louis, stagiaire de 3ème. Payé 249€ par mois au titre du dédommagement légal, Louis a parfois du mal à se motiver. Selon Burton, c'est à cause de la fainéantise de sa génération, selon lui c'est parce qu'il n'a pas envie de travailler ici plus tard. Plus qu'une semaine à tirer, Louis ne fait pas d'heure sup'. [Dévoué à Cindy, sa petite soeur.]

+ Jason, burger lover. Jason mange tous les jours dans CE Fast-Food précis. Il a bien essayé une fois de manger autre part, mais n'y a pas réussi. Il connaît tous les menus, toute la gamme de prix, et les meilleurs combos pour garder un goût agréable dans les dents le plus longtemps possible lorsqu'il retourne à l'usine. Jason est énorme mais, heureusement pour lui, il ne marche jamais. [écrasement]*

+ Cindy, petite-fille dont c'est l'anniversaire. Chiarde insupportable pour les uns, adorable blondinette pour les autres, Cindy à fêté ses 9 ans aujourd'hui avec tous ses amis. Elle s'est beaucoup amusée à courir dans les réserves, voler des bonbons en cuisine et pousser Ronald au borde de la crise de nerf. Ses parents ne sont pas encore venus la chercher, et pour cause : c'est Louis, son grand-frère, qui doit la ramener après le boulot. [Lascar]

* Jason est le seul personnage considéré comme armé au début de la partie. Grâce à écrasement, il peut bousculer, briser les os et étouffer à mort ses adversaires même sans arme. Pour se faire, il doit rentrer dans une fureur berzerk, ce qui implique de corner un coin de sa fiche de personnage. Il ne peut donc attaquer avec écrasement que 4 fois dans la partie.

2. PJ DE REMPLACEMENT

En cas de mort prématurée, je dispose de un à trois personnages de secours à distribuer en cours de partie. Idéalement, je retarde leur apparition à un instant opportun dans le scénario (notamment lorsqu'un autre joueur explore le lieu où ils se cachent). Ils disposent des mêmes caractéristiques que les autres.

+ Ambroise (petit sacripant) n'est pas vraiment ami avec Cindy (une fille !) mais a été invité à son anniversaire quand même. La petite canaille s'est dissimulée dans la piscine à boules du parc pour enfant, au premier étage. Son rêve, s'y faire "oublier" et passer une nuit enchantée à manger des frites et sauter sur le trampoline ! Lorsque des bruits suspects se font entendre, que sa vessie gonfle et qu'un PJ s'est fait salement flinguer, Ambroise se risque à l'extérieur.

+ Nicolas (queutard) et Dorothée (cœur à prendre), baisaient roucoulaient dans leur kangoo sur le parking, ils étaient très occupés et n'ont pas entendu immédiatement les coups de feu. Je les dévoile uniquement par deux, avant ou après Ambroise selon les décès constatés à la table. S'il n'y a qu'un joueur de mort mais qu'Ambroise a déjà été attribué, je le laisse mariner le temps d'en tuer un autre.

Vu le taux de mortalité à table, il arrive souvent que les trois PJ de remplacement soient attribués assez tôt et que les autres continuent à clamser. A partir de 45 minutes (il ne reste qu'un quart d'heure de jeu donc) je délègue mes PNJ encore vivants aux joueurs inoccupés.

Équilibrage : Si je n'ai que 4 joueurs, je retire Jason. Si j'en ai 6, je duplique Louis au début de la partie.

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PNJ
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+ Ludo est étudiant en bac pro "Techniques de management et de commercialisation des structures et organisations institutionnelles à caractère commercial et administratif", et travaille à mi-temps au Fast-Food de Gruchy pour payer ses études. En tant que seul PNJ du casting de départ, et parce qu'aucun Trait ni roleplay ne l'attache aux autres, le fait qu'il meurt en premier est un secret de polichinelle.

2. ANTAGONISTES

Ils sont nombreux, fanatiques, et organisés. La crème des commandos de nettoyeurs écologistes français. Leur objectif est de détruire le Fast-Food avant l'arrivée des renforts, et bien-sûr d'éliminer tous les témoins.

+ Josette "leadeuse écolo" PNJ 4. Moustache blonde, pipe, vous connaissez son visage. Elle coordonne les actions depuis son tracteur (et poursuit les fuyards éventuels avec celui-ci) et prêtera main-forte aux zones en difficulté. [fourche]

+ Diego "casseur bio" PNJ 3. C'est l'assassin de la bande : casque de moto et blouson de cuir. Il ouvre les hostilités dès le début en passant par l'échelle extérieure qui mène à l'étage. Il est discret et tue dans le dos. [marteau]

+ Marie Aline "militante végane", Sylvie "moissonneuse batteuse" et Jean-Philippe "faucheur volontaire", PNJ 3. Composent l'équipe d'assaut. Ils envoient un tracteur plein de paille enflammée sur la vitrine principale et envahissent le rez-de-chausse puis l'étage (si possible) pour nettoyer avec leurs armes de contact. [respectivement faucille, bêche, faux]

+ Gérard "chasse pêche nature & tradition", PNJ 4. De loin le plus fou dangereux, il sent le vin rouge à plein nez et aligne tout ce qui sort du Fast-Food (ou se présente à la fenêtre) à coups de fusil de chasse. Très mobile, il est partout tout le temps. [fusil de chasse superposé calibre 16.5 (à lunette)]

+ Linéa, Gaston et Matéo, lycéens instrumentalisés, PNJ 2.
Gauchistes en herbe, 16 ou 17 ans à peine, sarouels, cheveux gras et tee-shirts des Guns'n'Roses. De la racaille en bande organisée, le genre à rayer les Porches au tournevis, à jongler dans les manifs et à jeter des pavés sur les vitrines de grands magasins. [pavés]

// MODUS OPERANDI

Infiltration : Diego démarre les hostilités, se fond dans les ombres, contourne les zones peuplées, coupe le courant et frappe dans le dos les cibles isolées.
Assaut : Marie Aline, Sylvie et Jean-Phi passent par la porte de devant. Ils attirent l'attention et défoncent tout sur leur passage.
Siège : Gérard erre sur le parking, et fume le gibier qui essaierait de quitter la zone. Les lycéens tiennent les ruelles nord, est et ouest à coups de pavés.
Poursuite : Le ou les fuyards éventuels sont pourchassés par Josette, Gérard et les lycéens. Les autres restent sur place et nettoient les lieux. Voir la section "S'enfuir".

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DÉBUT DE LA PARTIE
---

Je dispose les tuiles de personnages au centre de la table sans ordre particulier, et demande à chacun d'en choisir une sans la lire ni la révéler.

Je précise que le jeu est un survival horrifique décalé et qu'il se joue en équipe. Les joueurs peuvent coopérer ou pas, mais leurs chances de survies seront bien plus grandes s'ils jouent ensemble. Ce que généralement, ils ne font pas vraiment.

1. BRIEFING

"C'est une soirée comme les autres, au Fast-Food de Gruchy. Les derniers clients viennent de partir et le personnel commence à remballer. Il est presque minuit, heure de fermeture."

// Je révèle le plan du McDonald's et présente le décor pièces par pièces en commençant par le rez-de-chaussée et en finissant par l'extérieur. (Voir le décor en annexe à ce scénario.) Je profite de cette visite guidée pour indiquer qu'il crachine et qu'il fait un froid polaire car nous sommes au mois de novembre.

// Je me tourne ensuite vers le joueur le plus proche, et lui demande de révéler sa carte de personnage : "qui es-tu ?" avant de faire le tour de la table. A chaque révélation de personnage, je décris le roleplay, la personnalité, l'objectif et le trait éventuel du personnage. Je ne précise surtout pas qu'il me reste deux à trois PJ de remplacement dans ma manche, pour garder la surprise et donne envie aux joueurs de s'accrocher à la vie.

// A la fin du tour de table, je demande à chacun de se situer sur le plan, et de me dire ce qu'il est en train de faire. Si j'ai affaire à des joueurs débutants ou peu dégourdis, je leur suggère.

// Au début de la partie les employés et clients du fast-food sont répartis dans le resto, et vaquent à leurs occupations (je les laisse me décrire leurs actions au début de la partie tranquillement. En général une discussion s'engage entre Ronald et Burton).

2. EN FONCTION DU TEMPS DISPONIBLE...

Selon que j'ai ou pas le temps de jouer (1h est un minimum, 1h15 est plus confortable), je commence la partie à 0h00. Sinon, je zappe le début basé sur les interactions entre personnages et démarre par le meurtre de 0h15, ne leur donnant pas la parole avant le coup de fil de 0h20.


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TIMELINE
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// 0h00

+ Les écolos se déploient sur le parking et aux alentours. Pour le moment, personne n'a rien vu.

+ Les PJ vivent leurs vies à l'intérieur du bâtiment, et je fais bien en sorte de ne leur parler que de l'intérieur du Fast-Food. Ludo finit de passer la serpillière à l'étage.

// 0h15

+ Ludovic termine son service. Il se lave les mains, enfile son blouson et descend. Arrivé en bas de l'escalier, il lâche un "à demain tout le monde !" et se dirige d'un pas pressé vers son Vespa garé juste devant la porte d'entrée. Il ne veut pas être alpagué par ce connard de Burton qui lui donnerait des heures sup'.

+ Alors que Ludo est sorti sur le parking, juste devant la porte d'entrée. Diego, casseur bio, se glisse derrière lui et, devant tout le monde, lui fracasse la tête au marteau Castorama à poignée ergonomique antidérapante. C'est le signal de départ de l'assaut.

(En général, l'absence d'arme et la dangerosité visible de Diego passe l'envie aux joueurs de tenter quoi que ce soit. Ceci dit, ils peuvent toujours descendre le rideau de fer ou essayer d'attaquer le casseur bio.)

// 0h20

+ Le téléphone du bureau de Burton se met à sonner (ou son portable s'il n'y a personne dans le bureau).

[fort accent texan]

"Allô numéro 924, ici la maison mère. Nos éclaireurs signalent un groupuscule de fanatiques d'extrême gauche en approche rapide de votre secteur. Ils sont radicalisés par une certaine Josette et décidés à anéantir nos positions dans la zone.
Une équipe de nettoyeurs est déjà en route pour vous prêter main forte. Ils seront là dans une heure. D'ici là, vous devez tenir le restaurant à n'importe quel prix."

Un silence pesant s'installe, seulement rompu par les gémissements de Ludo derrière la porte d'entrée. Je détache ma montre que je pose devant moi, et pose la question rituelle.

"Que faites-vous ?"

// SUITE DE LA SOIRÉE

Les événements qui suivent ne répondent pas à une timeline précise et dépendent beaucoup des actions des joueurs. Ils devraient pourtant arriver dans l'ordre suivant pour assurer le crescendo.

+ Diego entre dans le Fast-Food par la porte de derrière ou l'échelle de service. Il vise le tableau électrique situé dans le bureau de Burton pour faire sauter le courant.

+ Marie-Aline et Jean-Phi défoncent la porte d'entrée avec un tracteur chargé de paille enflammée. La machine s'encastre presque jusqu'au comptoir et fracasse toutes les vitres du rez-de-chaussée. Le feu commence à gagner le restaurant.

// 1h10

+ Des gyrophares jaunes et rouges, accompagnées de sirènes stridentes se font apercevoir au loin. La cavalerie arrive, plus que 10 minutes à tenir.

// 1h15

+ Les écolos situés en dehors du restaurant (et qui ne sont pas en train de se battre) refluent en courant vers le tracteur de Josette. En quelques minutes, ils embarquent et dégagent la piste en marche arrière.

+ Ceux qui seraient dans le Fast-Food, en train de se battre et/ou de poursuivre les PJ à l'extérieur n'entendent pas ce qui se passe et restent sur les lieux.

// 1h20

Voir la section "Climax".

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S'ENFUIR ?
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J'aime bien quand les joueurs s'enfuient, car c'est l'occasion d'utiliser mes zones alentours.

La seule entrée du parking est bloquée par le tracteur de Josette, et le regarde perçant de Gérard qui rôde dans le coin. J'insiste là dessus pour dissuader d'utiliser les voitures et de tenter quoi que ce soit de ce côté. Par contre, les poubelles, la bouche d’égout de la fosse sceptique et le grillage en mauvaise état incitent à tenter de le franchir.

Quel que ça la manière dont les joueurs s'y prennent (voiture-bélier, escalade, découpe...), ils arrivent à passer la grille et à gagner les bâtiments alentours en perdant éventuellement un point de vie pour la forme (l'abattoir ou l'entrepôt de produits chimiques, au choix. Voir la section "la zone industrielle" dans le décor proposé.). J'aime les laisser mariner quelques minutes, errer dans le noir... puis en vertu des règles de poursuite de Sombre, ils sont rattrapés.

Pour rappel :

+ L'entrepôt de produits chimiques est un classique du genre : immense hangar plein étagères métalliques sur lesquelles sont entreposés des fûts d'acier et grandes cuves en inox exhalant une forte odeur de chlore. Le courant est coupé, et le tueur surgira dans le dos des fuyards égarés entre les cuves en inox et les douches de décontamination au sol glissant.

+ L'abattoir est un bâtiment industriel carrelé de blanc rougi. Dans les immenses salles pendent des carcasses découpées d'animaux : porcs, bœufs, volailles... qui se vident tranquillement de leur sang dans les gouttières prévues à cet effet, au sol. Les enclos alentours (en intérieur) sont remplis ultra-serrés de bêtes en attente de subir le même sort. Les poulets sont déjà plumés, les porcs ne peuvent pas marcher vu leur taille, et les bœufs ont deux têtes. Le tueur rattrape le fugitif alors qu'il se tord la cheville dans une rigole sanguinolente, ou au milieu d'un troupeau de bétail, ce qui provoque un mouvement de panique générale (1d6 dégâts par round par piétinement).

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CLIMAX
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La cavalerie fait son entrée sur le parking dans les crissements de pneus et la fumée des dérapages contrôlés. Il s'agit de trois camions d'intervention lourde (genre SWAT mais jaunes et rouges, avec de grands M flanqués sur les côtés) et libèrent une quinzaine d'hommes en arme ; gilets pare-balle jaunes et rouges, casques d'intervention, mitraillettes lourdes.

Je passe en mode cinématique, et sur une musique triste l'équipe de nettoyage élimine la racaille écolo encore présente sur les lieux. Tous les joueurs en vie au début du Climax s'en sortent vivants.

Tous ?

Les fuyards potentiels ne sont pas secourus, et d'ailleurs ils ont couru trop loin pour entendre l'arrivée des secours. Les joueurs qui les incarnent continuent à jouer jusqu'à solution de la situation par anéantissement d'une des deux équipes. Pour cette scène finale (hors du Fast-Food donc) je délègue mes poursuivants aux joueurs dont les personnages sont soit morts, soit secourus. On focalise l'action sur la poursuite dans la zone industrielle ; et quelqu'un doit mourir.

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GÉNÉRIQUE
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Plusieurs cas de figure sont possibles à la fin de la partie, le plus courant étant un panaché de ces différentes situations pour chaque personnage.

+ Mort. Shit happened. Générique.

+ Sauvé par le gong ! La brigade de liquidation de la maison mère vous à sauvé la vie. Une équipe de nettoyage arrive peu après pour reconstruire le restaurant... qui rouvrira demain matin comme si de rien n'était. Générique.

+ Fuyard. Vous avez réussi à semer les poursuivants dans la zone industrielle. Arrivés de l'autre côté du bâtiment, vous débouchez sur l'autoroute où un camionneur vous récupère en auto-stop. Alors qu'il redémarre à tombeau ouvert sur le tarmac, vous remarquez le symbole "Greenpeace" qui pendouille de son rétroviseur lorsqu'il vous jette un regard en coin et esquisse un sourire sardonique... Générique.

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mad world
"It's a very very mad world."

Dernière modification par Saint Epondyle (22 May 2017 20:01)


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Cultiste freelance @ Cosmo † Orbüs

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#3 09 May 2017 11:18

Saint Epondyle
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Re : Mad World - scĂ©nario - The Fast-Food Massacre

FEEDBACK

The Fast-Food Massacre fonctionne. Je l'ai testé quatre fois avant d'en publier la v1, avec des groupes de joueurs différents. Quelques retours d'xp :

+ Jouer le siège. Le décor du Fast-Food est conçu pour que le rez-de-chaussée soit intenable, mais l'étage beaucoup plus. L'idée est de nourrir la tension avec les flammes, la fumée, les cadavres (PJ et PNJ) qui s'empilent jusqu'au Climax en mode "siège de château". Toutefois, pour éviter le "camping" et les joueurs terrés sans espoir de sortir, j'ai deux cartes dans mes manches : 1/ le feu (et la fumée) qui rend vite l'étage irrespirable et 2/ le couple Dorothée / Nicolas qui commence à jouer sur le parking et dispatche donc de fait le cast aux quatre coins du décor. Surtout que personne n'est jamais allé sur le parking avant leur "réveil".

+ Personnifier les méchants. Pour ménager le côté décalé de la situation, les victimes doivent connaître leurs bourreaux. En retournant les cartes de PNJ au fur et à mesure de leur arrivée, je donne les noms et taglines à haute voix, avant de les décrire birèvement. En général ça fait bien rire la table, et les méchants sont identifiables à une image archétypale qui parle plus ou moins à tout le monde.

+ Armes. Trouver des armes est l'un des défis du scénario, car personne n'en a au départ (le fouet de Burton est dans son coffre-fort et n'a jamais été utilisé à ce jour dans ma partie). Le décor laisse pourtant peu de place à la créativité et j'ai tendance à accepter un peu tout et n'importe quoi en guise d'arme, quitte à n'infliger qu'un dégât unique pour les manches à balais, tabourets hauts et autres armes médiocres. Pour améliorer le fun et tirer parti du décor, j'autorise - et encourage - les manœuvres liées à l'environnement comme coller la tête d'un ennemi sur le grill, typiquement. Dans ce cas l'attaque se déroule normalement, l'arme n'est juste pas transportable.

+ Caméras. Le décor proposé avec ce scénar comporte des caméras dans la cuisine, la salle de resto et les toilettes des femmes. Ca na sert plus ou moins à rien, mais c'est une bonne raison supplémentaire (en plus du fouet) d'aller au bureau en espérant surveiller les alentours. Ce qui est sympa, c'est que le bureau est juste à côté de la porte arrière par laquelle entrera Diego. Coïncidence ?

+ Finir en vie ? Quitter la zone en vie c'est soit être assez nombreux / chanceux pour faire la peau aux poursuivants, soit se séparer pour diluer la poursuite. Dans ce dernier cas, le potentiel dramatique de la scène finale est assez nul, alors j'ellipse le destin du personnage fondu dans les ombres le temps de gérer le combat de ses petits camarades. Une fois ceci fait, je reprend sur le générique "Fuyard".

Dernière modification par Saint Epondyle (22 May 2017 20:02)


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Cultiste freelance @ Cosmo † Orbüs

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#4 11 May 2017 06:43

DeathAmbre
mister pitbull
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Re : Mad World - scĂ©nario - The Fast-Food Massacre

...lui fracasse la tête au marteau Castorama à poignée ergonomique antidérapante.

En ce moment en solde à prix cassé.

Super CR, on sent le professionnel yes

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#5 11 May 2017 08:54

Saint Epondyle
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Re : Mad World - scĂ©nario - The Fast-Food Massacre

Merci ! je en suis qu'un humble tortionnaire de PJ débutant. :)
Le pro, c'est toi non ?


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Cultiste freelance @ Cosmo † Orbüs

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#6 11 May 2017 08:57

Saint Epondyle
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Re : Mad World - scĂ©nario - The Fast-Food Massacre

EDIT : Diego le casseur bio est en réalité niveau 3. J'ai modifié le post original, qui était basé sur une version antérieure.


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Cultiste freelance @ Cosmo † Orbüs

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#7 27 Aug 2019 10:39

Aellle
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Re : Mad World - scĂ©nario - The Fast-Food Massacre

CR Fastfood Massacre

Test de Sombre avec 4 inconnu-e-s. Première session de Sombre pour tout le monde, votre serviteur compris.
Overlord, puis Grimmies, puis Fastfood Massacre, pui Brako.
Après-midi : salle du club de jdr.

Matos : le plan plastifié (chaque étage au format A5), les tuiles aux noms et taglines parfois modifié-e-s.

Résumé rapide :

Le cast. Ronald, animateur fatigué. Burton, manageur zélé. Louis, stagiaire de 3e. Cindy, 9 ans aujourd'hui ! Pnj : Mathieu, employé précaire.


Le prologue.
Ronald est assis, épuisé, au rez-de-chaussée. Louis, les yeux rouges, est derrière le comptoir et s'entraîne en boucle : « Bonjour, bienvenue chez Mac Donald ! Que désirez-vous ? ». Burton est dans son bureau, en sous-vêtements. Il regarde les vidéos des toilettes en se frappant avec son fouet. « A demain tout le monde ! » puis Mathieu se fait fracasser la tête par Diego (casseur bio) et son marteau casto à manche anti-dérrapant. Le téléphone dans le bureau sonne. « Que faites-vous ? »

Huile de friture et eau de Javel.

Burton accepte sa mission et gueule des ordres, personne ne l'entend, mais Louis, après avoir fait descendre le rideau de fer, fonce vers son chef. Ronald et Cindy, hurlante, se mettent Ă  l'abri Ă  l'Ă©tage. Pendant  qu'ils fouillent partout en quĂŞte d'armes ou de bonnes cachettes, Diego entre par la petite fenĂŞtre du bureau. Burton interrompt son discours paternaliste et claque sĂ©vèrement les fesses du Black Block se contorsionant, avant de prendre la fuite, talonnant son stagiaire et talonnĂ© par un Diego Ă©nervĂ©. « On peut trouver de l'eau de Javel dans le local du personnel ? Oui ! ». Cindy compose un piège Ă  base d'eau de Javel dans l'escalier, Ronald se prĂ©pare au combat armĂ© d'un balais en plastique. Louis s'arrĂŞte en cuisine, Burton fonce vers l'escalier, Diego poursuit ce dernier en esquivant le catapultage d'huile de friture tentĂ© par Louis. Au dernier momment, le machiavĂ©lique Burton se retourne et fait tomber Diego par terre d'une paume de main bien placĂ©e, mesquine et vengeresse. La vitrine  et le rideau sont explosĂ©-e-s par un tracteur enflammĂ©, et Sylvette (moissoneuse-batteuse) et Jean-Phi (serial faucheur) en sortent, prĂŞt-e-s Ă  faucher et Ă  bĂŞcher du viandard. Tout le cast est au premier, Ă  confectionner des lances avec balais gris mĂ©tallisĂ©, scotchs marron et cutters rouge pompier, dans le local du personnel. Cindy, quant Ă  elle, courre se planquer dans la piscine Ă  boules avec un cutter. C'est le moment que choisit Marie-Aline (hard vegan) pour venir toquer Ă  la porte-fenĂŞtre de l'issue de secours Ă  grands coups de faucille « J'ai vu une petite fille aller se cacher ! Tu aimes les burgers ? » Ronald avait bloquĂ© cette issue, les trois vegans du RdC galèrent avec le piège dans l'escalier. Nos hĂ©ros sont presque sains et presque saufs. Pour combien de temps encore ? Vous connaissez la rĂ©ponse.


Morceaux de bravoures (100% pur boeuf).

Je vous la fait courte : c'est le carnage. Y a quand mĂŞme eu trois morceaux de bravoure.
Alors que les trois antagonistes gravissent enfin l'escalier pour investir le local du personnel, Burton, héroïque, sort seul et défie Diego en duel. Le joueur balance la musique du Seigneur des Anneaux et se lance dans un discours épique. Le choc est brutal : la cervelle de Burton finit en engrais bio, et Diego empalé par les testicules. Inspiré par cet acte digne des vers d'Homère, et ayant entendu crié du côté de la piscine à boules, les deux derniers employés du Mac Do de Gruchy chargent à leur tour.
Dans la piscine à boules, Cindy est tapie, et tente de faire tomber sa poursuivante à coups de cutter et par surprise dans les boules (façon monstre dans le marécage) mais échoue, et, si elle parvient finalement à atteindre le labyrinthe, Marie-Aline garde son pied droit en main, contente d'avoir montrer quel effet ça fait de se retrouver sur la planche à viande. C'est le moment de gloire de Cindy, qui gueule de sa petite voix « Putain mais c'est mon anniversaire ! ». Peintures de sang appliquées au doigt sur les joues, morceau de sa robe déchirée en bandeau sur le front (on peut y lire je suis une princesse), cutter à carton entre les dents, elle charge en rampant dans le tuyau « Mon papa il est boucher ! ». La faucille de Marie-Aline se plante dans le plastique fluo jaune poussin du tuyau, et ses tripes se répandent dans la piscine. Fallait pas faire c***r une princesse le jour de son anniv' (c'est la morale de mon CR, moi j'la trouve chouette). Elle chargera encore deux fois et tuera un autre antago.
Sur le parking, Nico (bogoss du 77) prends le cric et va voir ce qui se passe à l'étage, histoire de jouer les héros. Pendant ce temps Dorothée (cœur à prendre), après s'être armée d'une clef à molette et du gilet jaune dans la portière de la Kangoo, prend quelques selfies, avec, en fond, le tracteur enflammé et encastré dans le Mac Do : #CommeàParis #Macront'esfoutu. Elle avise la salle tronche de Josette (gourou du Larzac) et décide d'en découdre, car elle a des valeurs (77 mitraillette!). Gérard et son fusil à lunette ne l'entendent certainement pas de cette oreille, mais entre ces deux oreilles, il y a au moins autant de grammes de rouge qui tâche mais sans sulfate, ainsi tous ses tirs échouent. C'est Josette blessée qui enfourchera Dorothée, l'ado ayant eu le luxe de s'offrir une mort héroïque en direct sur Insta et Periscope.
La cavalerie en perruque rouge arrive finalement et mitraille tous les méchants.

Survivant-e-s. Cindy (à jamais traumatisée), Nico et Ambroise. Donc 1 joueur/4 ou 3 joueur-euse-s/4 selon comment on compte.



Épilogue.
Le lendemain, à 8h, le Mac Donald de la ZAC de Gruchy ouvre ses portes. L'équipe a changé, mais tout est intact, propre, nickel et identique à la veille. Tout ? Non, près des toilettes, dans un cadre Gifi : une photo d'un homme quelconque, sous laquelle on peut lire à notre ami Burton, employé du mois.

Remarques :

Préparation. Les plans c'est top, ça a plu à tout le monde et c'est pratique. Côté plastification l'ambiance est bien, mais, si j'ai le temps, je rajouterai des logos de plans d'évacuation : ce sera plus évident et sympa. S'attribuer les taglines (je les ai plus ou moins modifiées) s'est aussi avérée être une bonne idée, ça et le fait que j'ai vécu deux ans à Gruchy dans le 77 : je me sentais en terrain connu, et ça a dû se sentir.
En revanche, j'ai fait joué le scénario de mémoire, et ça, ça m'a désservi. Il est pas aussi simple à maîtriser qu'il n'y paraît. Entre les « Le 8 sur le plan ? C'est... euh... un autre placard. », les tuiles dans tous les sens (qui est où ? Il était pas indemne lui ?), les « Vite, le climax, qu'est-ce qui était conseillé déjà ? » etc., je me suis senti en difficulté tout le long du scénar, et toute cette charge mentale s'est faite au détriment du reste. Les joueur-euse-s n'ont pas ressenti cela comme gênant, faut dire qu'ils ont assuré et que j'étais enthousiaste.
Un dernier conseil, réflexion que je me suis faite à froid : préparer toute une liste d'adverbes, de verbes et surtout d'adjectifs en rapport avec les couleurs, les textures et les odeurs de ce genre d'endroit pour les utiliser sans cesse (du « Le cutter s'échappe de tes mains huileuses » aux « rires graisseux », « tête qui croustille » et autres « tu te sens sous vide »).
Ah oui, dernier conseil bis : entraînez-vous à faire un accent étatsunien (même faux et nul, mais marrant) pour le coup de fil, ça m'a manqué.

Scénario, divers. Le ton horrifico-décalé-grotesque-burlesque-pathétique fonctionne vraiment très bien et entraîne toute la table dans un carnaval digne d'un bâtard de la plus belle danse macabre médiévale et du pire film de série Z. C'est plus ou moins ainsi que j'avais pressenti le scénar (et Mad World en général), je suis peut-être tombé à côté, mais j'ai bien envie de tester le reste et de refaire lancer du D6 fatidiquement entre les friteuses et les boules de la piscine.
Le scénario semble (si j'en crois ma partie) laisser beaucoup d'initiative RP comme tactique aux participant-e-s, on a apprécié.

Retour joueur-euse-s. Peu de retours sur ce scénario (on a plus parlé des trois autres). Une joueuse a un peu moins apprécié, à cause du thème (elle préfère le medfan et l'horreur surnaturelle). Mais on s'en ait donné à cœur joie, en particulier, je crois, l'interprète de Burton/Dorothée. Ah oui, le côté « on se débrouille avec ce qu'on a sous la main » a plu.

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